NATALIS DIES - NATALE - NATHAL - NAAL - NAEL - NOÊL

 



Natalis dies - Natale - Nathal - Naal - Nael - Noël


C'était sans doute le dernier Noël où j'avais quitté la maison de mes grands-parents pour rejoindre, la veille de ce jour tant particulier, l'appartement de mes parents, exigu et bruyant des sons et vibrations de la ville. Je dormais dans un petit divan déployé dans la salle à manger qui ne pouvait contenir que de six ou sept personnes, bien serrées, les grands jours et il fallait attendre que cette pièce fut vide pour que je me glisse dans mon lit. Je ne pouvais m'endormir : demain est Noël. 

Mon attente, confrontée à l'impatience d'être le lendemain, avait eu raison de mon endormissement. Je vis la raie de lumière sous la porte qui menait à la chambre de mes parents et bientôt l'ombre de la silhouette se révéla : ma mère entrait dans la salle-à-manger avec des paquets plein les bras. Elle les déposa au pied du petit arbre de Noël. Je ne fus pas vraiment surpris de l'inexistence du Père Noël et     rassuré que cela fut ma mère. 

Le lendemain matin, les premiers bruits de la vie reprise dans l'appartement me réveillèrent. Je m'assis dans mon lit et mes parents me firent la surprise de ces paquets au pied du sapin. Je feignais l'étonnement et descendis de mon lit vers les cadeaux.

Puis un jour, longtemps après, mes parents me demandèrent pourquoi je ne m'interrogeais pas sur l'existence du Père Noël, craignant, je suppose, quelque naïveté pouvant entraver mon éducation ou mon développement. Je ne dis rien et l'on en parla plus.

Alain Le Falher
25 décembre 2025

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